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DES VALEURS, DES IDEES, la VERITE, les ACTES
1. La CFTC : Définition et histoire
A choisir entre un syndicat instrument de la révolution politique ou un syndicat fer de lance de la transformation de la société, la CFTC a opté en 1919 pour la seconde base :
Celle de l'indépendance syndicale et de la liberté du travail, en marge d’une certaine démagogie syndicale qui fleurissait dans un contexte industriel en mutation.
Le "Plan CFTC", progressiste et courageusement indépendant des tendances marxistes, a proposé, il y a bientôt un siècle, un salaire minimum, les allocations familiales, la réduction de la durée du travail, des logements sociaux, les conventions collectives.
En 1965, la CFTC a dit non à la politisation syndicale. Depuis, la CFTC mène son action en toute indépendance vis-à-vis de l’Etat, des gouvernements et des partis, et, plus généralement de tout groupement extérieur ou religieux.
2. La CFTC et l’Europe
L’Union Européenne doit humaniser la mondialisation et mondialiser la solidarité.
Ceci d’autant plus que le sentiment actuel d’insécurité sociale peut réveiller des tensions entre nations. La CFTC appelle ainsi à une politique économique tournée vers les peuples, et démarquée du libre-échange et du monétarisme. Nous militons pour que les pays candidats élèvent leur économie et leur niveau social à un niveau compatible avec celui de l’Union Européenne.
Nous agissons pour que les organisations syndicales des pays concernés soient fortement associées à ce processus.
3. La CFTC et la mondialisation
Affiliée à la Confédération Syndicale Internationale du Travail (Ex CMT) la CFTC tisse, avec ses partenaires syndicaux, les fils d’une solidarité internationale.
Entretenant dans les années 80 des échanges réguliers avec les militants polonais de Solidarnosc, la CFTC intervient aujourd’hui en Amérique latine, en Afrique, et en Asie, à la demande de la Confédération Syndicale Internationale du Travail ou à la demande d’une organisation syndicale locale.
4. La CFTC et la famille
La politique familiale est une priorité fondamentale de la CFTC. Les lois de 1946, et 1956, puis 1994 qui apportent un relèvement important des prestations familiales, qui créent l’allocation de la mère au foyer, puis l’allocation parentale d’éducation sont des résultats d’actions CFTC.
La CFTC, syndicat des valeurs familiales, s’investit particulièrement dans la politique familiale à travers la Caisse Nationale d’Allocations Familiales dont elle occupe la Présidence.
5. La CFTC et le temps de travail
Les gouvernements fluctuent entre deux vérités qu’ils veulent absolues : celle du partage du travail pour favoriser l’emploi, celle de l’incitation au travail supplémentaire pour augmenter la compétitivité des entreprises.
Comme toutes positions extrêmes, les modèles proposés bafouent la diversité des hommes et des femmes, sans miracle pour la situation industrielle française.
La CFTC rappelle que l’heure supplémentaire est aujourd’hui le recours d’une population dont le salaire suffit à peine à loger sa famille.
Ce temps supplémentaire est, pire encore, une contrainte pour le parent dont l’enfant n’est plus qu’aperçu deux fois dans la journée.
Pour la CFTC, le constat est simple : Faire compenser par le salarié le prix des matières premières ou l’effondrement du dollar revient à lui demander de travailler plus de 55 heures par semaines payées 39.
Une action politique équilibrée vis à vis du flux des matières première est plus efficace que presser à l’extrême ceux qui travaillent. .
Nous devons de plus être imaginatifs dans une Europe menacée.
Pourquoi ne pas proposer plusieurs schémas de travail, par exemple des journées de longueur variables pour favoriser la vie de famille, ou au contraire laisser libre de travailler d’avantage ceux qui le souhaitent?
6. La CFTC et la crise dans Le semi-conducteur.
Pour la CFTC, la crise vient d’erreurs de management et de leurres politiques auxquelles la fragilité de l’entreprise (concurrence, contexte monétaire, tentation de délocalisation) ne laissait pas de place. On ne peut revenir sur ce premier point, sinon espérer que les leçons sont tirées.
Attaquer les coûts salariaux est une erreur : ils traduisent des conditions de travail et de protections du salarié plus justes. Pour la CFTC, les salaires ne sont pas le poids majeur des coûts patronaux : un message que les gouvernements doivent s’approprier. Le droit du travail et des salariés doit être fermement soutenu. La baisse des coûts passe par un euro plus faible, une politique différente, une autre fiscalité et par plus de justice pour les salariés du secteur privé.
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La CFTC rappelle à tous les dirigeants que les salariés ne sont pas responsables de la crise et qu’ils ont toujours fait les efforts qui leur ont été demandés : Les -7/7, Les 2X2X2 en 1999…
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7. La CFTC et Le projet global
- TRAVAILLER MIEUX plutôt que subir la COMPETITIVITE imposer par des actionnaires à la recherche de PROFITABILITE.
Pour la CFTC, nos fiefs nationaux ont affaibli l’entreprise et menacent aujourd’hui l’emploi : Il faut instaurer un travail d’équipe pluriculturel. OUI à une meilleure anticipation, à la suppression des gaspillages, à une meilleure maturité…
Mais pour la CFTC la maturité c’est :
- Le temps de prendre du recul sur les choix de conception pour n’avoir pas à les recommencer plusieurs fois,
- le temps de maîtriser la restructuration ou le réindustrialisassions du site
- le temps de mener et d’analyser les projets de reconversion et d’innovation,
- mais aussi le respect des temps de travail et de vie, des hommes et femmes qui font nos produits Sc.
VOILA COMMENT ON GAGNERA EN EFFICACITE.
- « LA FLEXIBILITE» : La CFTC est favorable à multiplier la formation des hommes et femmes pour miser sur leur technicité: oui à la double compétence pour maîtriser les outils. Mais la CFTC demande cependant pour tous les hommes et femmes qui ont un rythme ou une adaptation plus difficile, le droit à être respectés et à trouver leur place dans tous les nouveaux processus.
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La CFTC affirme que PERFORMANCE et RECOMPENSE
ne sont pas et ne seront jamais les seuls paramètres d’une équation industrielle réussie.
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La CFTC suggère d’investir sur une relation salarié-enrichissement réciproque entre les salariés et les hiérarchies plutôt que sur une relation « performance ou sanction ».
Pour la CFTC, il faut : garder l’avance technologique européenne, avoir des fournisseurs de proximité forts (mais maîtrisables…), favoriser à tout prix la synergie avec les pôles de compétitivité français et européens d’abord.
Le soutien des gouvernements doit être un appui dans ce sens.
- Etre un bon acheteur, avec moins de fournisseurs…
Nous alertons la direction: Attention au respect des spécificités des produits requis pour construire chaque partie de nos avions. Attention à une maîtrise et une adéquation METIER des spécifications des produits et des contrats associés. Attention au respect des emplois locaux de nos fournisseurs dans une logique d’ECONOMIE uniquement.
Ne pas oublier que ce sont des hommes et femmes qui construisent avec nous et pour longtemps notre entreprise.
- Restructurer, Rationaliser, Recentrer sur les Corps de métiers …
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Nous pensons qu’il faut une stratégie ALTIS « Europe » qui, tout en étant homogène partout, développe les compétences de chaque pays et préserve au maximum les sites. Même si l’ouverture mondiale est une vraie opportunité, il faut absolument défendre l’emploi en France comme en Europe.
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A ce titre la CFTC demande que TOUT soit mis en oeuvre pour préserver dans nos murs, avec des investissements, et la responsabilisation des actionnaires : IBM et IFX qu’il mérite, notre site qui a fait des efforts immenses de productivité et flexibilité, d’adaptations sociales ces dernières années. Nous demandons de même la préservation de nos emplois.
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